Joël AUGROS et Kira KITSOPANIDOU, L'Economie du cinéma américain : Histoire d'une industrie
culturelle et de ses stratégies, Paris : Armand Colin Cinéma, 2009.
Quatrième de couverture :
Les compagnies qui dominent le marché du film en ce début de XXIe siècle perdurent depuis les années 1920. La concentration des
recettes au profit de six majors, la mainmise de celles-ci sur l’essentiel de la production, leur présence derrière les grands réseaux de télévision, la domination américaine sur les écrans du
monde, tout cela trouve son origine dans le succès d’un mode de production spécifique : le système hollywoodien.
En détaillant l’histoire, des origines à nos jours, de l’industrie cinématographique aux États-Unis, ce livre analyse ses rouages et
ses transformations sous la contrainte des innovations techniques, de l’évolution des marchés et des publics, du contexte sociopolitique et de la concurrence des autres médias. De la production
à l’exploitation en salles et aux marchés annexes, il retrace les stratégies que les compagnies hollywoodiennes ont élaborées pour conserver leur prééminence dans l’offre de
spectacle.
Au-delà du cas américain, c’est le fonctionnement économique du cinéma dans son ensemble qui se trouve éclairé.
Joël Augros, spécialiste de l’économie du cinéma, est maître de conférences à l’Université Paris 8-Vincennes à Saint-Denis. Kira
Kitsopanidou, spécialiste d’histoire des techniques, des métiers et de l’économie du cinéma, est maître de conférences à l’Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle.
Amandine DUCRAY, Les Sitcoms ethniques à la télévision britannique de 1972 à nos jours : Jusqu'à ce que l'humour nous
répare, Paris : L'Harmattan, 2009.
Quatrième de couverture :
Articulé autour d’études de cas diffusées sur de grandes chaînes nationales britanniques, cet ouvrage propose une analyse du genre télévisé « sitcom ethnique ». Du lancement de Love Thy
Neigbour (ITV, 1972-1976), la première série comique fondée sur une alternance entre un foyer blanc et un foyer noir, à l’avènement d’un humour « indo-britannique » de trait d’union dans
Goodness Gracious Me (BBC2, 1998-2000), les comédies de situation ethniques s’inspirent chacune d’un air du temps contemporain en matière de relations raciales. L’entrée de comédiens,
de réalisateurs et de scénaristes issus de minorités ethniques dans le cercle des médias à partir des années quatre-vingt reflète elle-même une évolution sociale majeure outre-Manche. Le
passage des sitcoms à « thématique ethnique », inventées par la majorité blanche, à un « matériau ethnique » écrit, tourné et joué par des Britanniques noirs ou d’origine sud-asiatique, marque
en même temps un renouveau manifeste du genre. Entre mythe et réalité, la passation historique du « pouvoir » comique produit de nouveaux modèles de représentation et le rire, tour à tour de
connivence ou de moquerie, contribue à délimiter les contours d’une identité culturelle et nationale britannique en mouvement.
Maître de Conférences en civilisation britannique à l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, Amandine Ducray consacre ses recherches à la relation entre minorités ethniques et médias
dans la Grande-Bretagne du vingtième et du vingt-et-unième siècles.
Gilles LIPOVETSKY et Jean SERROY, La Culture-monde : Réponse à une société désorientée,
Paris : Odile Jacob, 2008.
Quatrième de couverture :
Présentation de l'éditeur
Le sens même de la culture s'est transformé en profondeur. Mode, publicité, tourisme, art-business, star-system, urbanisme : plus rien aujourd'hui n'échappe à
l'ordre de la culture. Celle-ci est devenue une culture-monde, celle du technocapitalisme généralisé, des industries culturelles, du consumérisme global, des médias et des réseaux numériques.
Transcendant les frontières et brouillant les anciennes dichotomies entre "civilisation" des élites et "barbarie" de la populace, elle affiche une vocation planétaire et s'infiltre dans tous
les secteurs d'activité. Comment la penser à l'heure de l'hypercapitalisme culturel ? Quel monde dessine la culture-monde des marques internationales, du divertissement médiatique, des
réseaux et des écrans ? Gilles Lipovetsky et Jean Serroy, tout en analysant ce bouleversement, avancent des pistes d'action possibles visant à faire reculer l'empire croissant du consumérisme
et la désorientation généralisée de l'époque. Et si les années qui viennent étaient, paradoxalement, celles d'une "revanche de la culture" ?
Biographie de l'auteur
Gilles Lipovetsky, philosophe-sociologue, a publié de nombreux essais sur les transformations de la société contemporaine. Jean Serroy, professeur d'université,
est l'auteur de divers ouvrages sur la littérature du XVIIe siècle ainsi que sur le cinéma. La Culture-monde est leur second livre en collaboration, après L'Écran global.
Critique disponible en ligne.
Janet WASKO et Mary ERICKSON (Dir.), Cross-Border Cultural Production: Economic Runaway or
Globalization?, New York : Cambria Press, 2008.
Quatrième de couverture :
Présentation de l'éditeur
This volume addresses issues revolving around the production of mediated cultural products across borders. More specifically, the authors consider cross-border cultural production in the film
and television industries and how it affects and is affected by media centers, and, more recently, established production locations.
The film and television industries have long been recognized as playing important economic, political and cultural roles. And while it could be argued that, historically, these forms of
cultural production often have been international endeavors, the choice of production sites has become an especially contentious issue during the last few decades as global production has
expanded. While some factions, notably from the US film and television industries, refer to this issue as "runaway production," this book takes a much broader look at the implications and
consequences of this phenomenon. Basically, cross-border production involves the expansion of production away from traditional centers, whether to other countries or to other locations within
the same country. Thus, this study covers a wide range of issues involving economic and political considerations, as well as creative and aesthetic decision-making.
Biographie de l'auteur
Janet Wasko is the Knight Chair for Communication Research at the University of Oregon (USA). She is the author of How Hollywood Works (Sage, 2003), Understanding Disney: The
Manufacture of Fantasy (Polity Press/Blackwell, 2001), and Hollywood in the Information Age: Beyond the Silver Screen (Polity Press, 1994), editor of A Companion to
Television (Blackwell, 2005) and Dazzled by Disney? The Global Disney Audience Project (Leicester University Press/Continuum, 2001), as well as other volumes on the political
economy of communication and democratic media.
James CHAPMAN, Cinemas of the World: Film and Society from 1895 to
the Present, Londres : Reaktion, 2003.
Quatrième de couverture :
The cinema has been the pre-eminent popular art form of the 20th century. In Cinemas of the
World, James Chapman examines the relationship between film and society in the modern world: film as entertainment medium, film as a reflection of
national cultures and preoccupations, film as an instrument of propaganda. He also explores two interrelated issues that have recurred throughout the history of cinema: the economic and
cultural hegemony of Hollywood on the one hand, and, on the other, the attempts of film-makers elsewhere to establish indigenous national cinemas drawing on their own cultures and
societies.
Chapman examines the rise to dominance of Hollywood cinema in the silent and early sound periods. He discusses the characteristic themes of American movies
from the Depression to the end of the Cold War especially those found in the western and film noir – genres that are often used as vehicles for exploring issues central to us society and
politics. He looks at national cinemas in various European countries in the period between the end of the First World War and the end of the Second, which all exhibit the formal and
aesthetic properties of modernism. The emergence of the so-called "new cinemas" of Europe and the wider world since 1960 are also explored.
"Chapman is a tough-thinking, original writer (...). An engaging, excellent piece of work." - David Lancaster, Film
and History.