Colloque : "Tim Burton : Horreurs enfantines”
La Cinémathèque française / IRCAV (Université Paris 3 Sorbonne nouvelle)
Avril 2012
En parcourant l’œuvre de Tim Burton au travers des différents médias ou modes de production, l’on découvre rapidement une cohérence évidente : la volonté d’inscrire son imaginaire esthétique dans la double filiation de l’horreur et de l’enfance. C’est cette atmosphère noire, souvent macabre, qui constitue le style Burton, identifiable d’un film à l’autre, par-delà les aléas de la collaboration du réalisateur avec les grands studios. Le colloque « horreurs enfantines » se propose d’analyser l’alliance paradoxale de l’enfance et du macabre ainsi que la manière dont celle-ci a durablement renouvelé les codes de l’iconographie enfantine, par contraste, notamment, avec l’imagerie Disney. Plus généralement, le colloque sera l'occasion de se pencher sur l'ambiguïté fantasmatique des œuvres destinées aux enfants, des contes cruels d’Andersen aux fables grinçantes de Lewis Carroll.
Axes thématiques envisagés:
- Burton dessinateur
- Burton et les studios (Disney, Warner, etc)
- Tim Burton et ses créatures
- Horreur et Imaginaire enfantin
Les approches esthétiques, économiques, psychanalytiques, littéraires, musicales, (etc.) pourront être utilisées et d’autres œuvres cinématographiques abordées.
Les propositions de communications devront être envoyées avant le 16 novembre 2011 aux adresses mail des organisatrices :
Mélanie Boissonneau (boissonneau.m@gmail.com), Bérénice Bonhomme (bb.nopasaran@free.fr), Adrienne Boutang (adrienneboutang@yahoo.com). Elles ne devront pas dépasser 300 mots et
contenir une brève présentation de l’auteur.
Les propositions seront anonymées avant d’être transmises au comité scientifique.
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International Conference: "The Branding Strategy in the Audiovisual Sector"
5-6 April 2012
Maison de la Recherche Université Toulouse II
5 Allées Antonio Machado 31 058 Toulouse Cedex
Call for papers
Brands are now soaring blatantly in all sectors, countries, cities, universities and colleges, football teams, actors, museums, TV programs.
In the audiovisual sector, the branding strategy helps assert one's market-position, adopt a policy of differentiation towards other competitors but also reduces the
uncertainty regarding the quality of the works and the financial risks involved. It is part of the quality indicators which give credit to the information and help people make their
choice.
If this phenomenon is nothing new, a more asserted form of branding in all the audiovisual sectors as well as the arrival of new forms in the branding strategy can
be observed today (example: transmedia).
These two developments are at the core of the issues raised by the conference.
It is worth indicating yet that these developments revolve around the branding strategy of the audiovisual sector for the audiovisual sector.
In other words, we intend to question the way the institutions and the artistic goods of the cultural industry assimilate the branding concept in order to promote
their structure or their works.
Product and branding placement in audiovisual works isn't at the core of the issues raised by the conference for this placement represents the strategy of certain
companies to communicate about their brands, products or services mainly in the mass consumption sector (air transport, beverages, cars, computers, telephones etc.)
Three main axes will be highlighted:
- Defining branding in the audiovisual sector
The « brand » can cover many different areas, notably regarding its field of application -products, services, store brands, companies, institutions-, the perspective
it is dealt with (legal, economic, marketing, strategic, sociological) or even its field of activity (television, radio, video games, festivals, cinema, videos and Internet).
The conference will attempt to define the forms, architecture and related practices of the brand in each of these cases.
Some examples : the branding strategy of the major audiovisual groups (Warner), television channels (Canal Plus), TV shows (Secret Story) film festivals
(Festival de Cannes), one director (Woody Allen), one star (Michael Jackson), a saga (Harry Potter), sequels (Pirates of the Caribbean), and a TV series (Dexter).
The specificities of the branding strategy in the audiovisual sector will obviously be at the core of these issues.
- The most striking development in the branding strategy of the audiovisual sector is illustrated by the cross-media and transmedia phenomena. The latter which
revolutionises numerous aspects of the audiovisual industry and establishes a direct link with the concept of branding would appear essential today when considering a brand. This will be given
particular attention in the conference as transmedia works question the boundaries between the areas mentioned above, and now concerns creation, production and diffusion in a single form united
by one brand. Usually transmedia works simultaneously range from books, films, TV series, video games, internet sites and multiple associated by-products.
This open system, this « structure en galaxie » whose gateways are all on the same level is perfectly in tune with the logic of communication, and in this respect,
is essential to understanding branding in this sector.
Is the aesthetic approach to the creation of a work modified? What aesthetic implications can be observed?
These issues open up the question of branding in multiple areas such as merchandising, spin off, fanfiction and all the forms which can be considered as extensions
of the brand.
- The strategic management of the brand: branding
What are the foreseeable communication strategies of branding in the audiovisual sector?
The tendency to have the consumer play an active part in the production of the commercial message, the social networks, communities formalised by a participative
marketing approach contributes to give a new reality to the brand policy. But how can this change be concretely translated and what will be its consequences?
Along these lines, the branding strategy in the audiovisual sector is illustrated by the Licensing phenomenon. The audiovisual sector has been willing to launch
itself into an era of Licences and it would be interesting to probe deeper into this tendency as well as the terminologies of brand extension, and co-branding in the audiovisual
sector.
The participation of academics from various backgrounds is desirable: in the fields of information and communication, sociology, management and marketing, economics
and aesthetics (considering that transmedia now links the last two domains).
Please send your abstracts (title and summary of half a page) as well as a short biography to helene.laurichesse@univ-tlse2.fr before December 15th, 2011.
Conference languages: English and French
Colloque International : "La stratégie de marque dans le secteur audiovisuel"
5 et 6 Avril 2012
Maison de la Recherche Université Toulouse II
5 Allées Antonio Machado 31 058 Toulouse Cedex
Appel à communications
En s’illustrant désormais dans tous les secteurs, les pays, les villes, les universités et grandes écoles, les équipes de football, les acteurs, les musées, les
émissions de télévision (Kapferer, 2007 ), la marque affiche une insolente montée en puissance.
Dans le secteur audiovisuel, la stratégie de marque permet d’affirmer un positionnement, de cultiver une politique de différenciation vis-à-vis de la concurrence,
mais aussi de réduire l’incertitude sur la qualité des œuvres et le risque financier. Elle fait partie des signaux de qualité qui se substituent au prix pour crédibiliser l’information et aider
le public dans son choix.
Si le phénomène n’est pas nouveau, on peut observer aujourd’hui une forme plus affirmée de la politique de marque sur l’ensemble des secteurs de l’audiovisuel et
également l’émergence de formes nouvelles dans la stratégie de marque (le transmedia par ex.).
Ces deux évolutions sont au cœur de la problématique du colloque.
Il est toutefois important de préciser qu’elles s’articulent autour de la démarche de stratégie de marque du secteur audiovisuel, pour le secteur audiovisuel. En
d‘autres termes, il s’agit d’interroger la manière dont les institutions et biens artistiques des industries culturelles s’approprient le concept de marque pour valoriser leur structure ou leurs
œuvres. Le placement de produit ou de marque dans les œuvres audiovisuelles n’est donc pas au cœur de la problématique de ce colloque puisqu’il traduit la démarche stratégique de certaines
entreprises pour communiquer sur des marques, produits ou services le plus souvent dans le secteur de la grande consommation (le transport aérien, les boissons, les voitures, les ordinateurs, les
téléphones etc ...).
Trois axes principaux seront privilégiés :
- Définir le concept de marque dans l’audiovisuel
La « marque » peut recouvrir des réalités fort différentes, ne serait ce qu’au regard de son domaine d’application : un produit ou service, une enseigne, une
entreprise, une institution ou encore de son angle d’analyse ( juridique, économique, marketing, stratégique, sociologique) ou enfin de son domaine d’activité (la télévision, la radio, les jeux
vidéos, les festivals, le cinéma, l’édition vidéo, Internet).
Il s’agira de préciser les formes prises par la marque dans chacun de ces cas, son architecture et les pratiques qui y sont associées.
Quelques exemples : la stratégie de marque des grands groupes audiovisuels (Warner), des chaînes de Télévision (Canal Plus), des émissions TV (Secret Story) des
festivals (Festival de Cannes), d’un réalisateur (Woody Allen), d’une star (Michael Jackson), d’une saga (Harry Potter), des sequels (Pirates des Caraïbes), d’une série TV (Dexter).
Les spécificités de la stratégie de marque dans l’audiovisuel seront bien sur au cœur des questionnements.
- L’évolution de la stratégie de marque dans le secteur audiovisuel la plus marquante renvoie
au phénomène cross et transmédia. Ce dernier phénomène qui révolutionne de nombreuses pratiques dans l’industrie audiovisuelle et établit un lien direct avec le
concept de marque nous semble essentiel aujourd’hui pour considérer la marque. Il aura une place particulière dans le colloque puisque l’œuvre transmedia remet précisément en question les
frontières entre les différents domaines énoncés ci dessus et envisage désormais la création, la production, et la diffusion sous une forme unie par une marque commune. Les œuvres transmédia se
déclinent en principe simultanément en livres, films, séries TV, jeux vidéos, sites Internet et produits dérivés multiples. Ce système ouvert, cette structure en galaxie (Sicard, 2008 )
avec des portes d’entrée qui se situent toutes sur le même plan sans rapport de hiérarchie est totalement en phase avec la logique de communication et à ce titre, fondamental pour comprendre la
marque dans ce secteur. L’approche esthétique de la création de l’œuvre s’en trouve-t-elle modifiée ? Quelles implications esthétiques peut-on observer ?
Cette problématique permet d’ouvrir la question de la marque à des domaines multiples tels que les produits dérivés, les spin off, les fanfictions, et toutes formes
possiblement considérées comme des extensions de marque.
- La gestion stratégique de la marque : Le branding
Quelles sont les stratégies de communication envisageables pour la marque dans l’audiovisuel ?
La tendance à la co-production du message commercial avec le « consomacteur », les réseaux sociaux, les communautés, formalisée par une approche de marketing
participatif, contribue à donner à la politique de marque une réalité nouvelle. Mais comment se traduit concrètement ce changement, quelles en sont les conséquences ?
Parallèlement, la stratégie de marque dans l’audiovisuel s’illustre par le phénomène du Licensing. L’audiovisuel a plongé avec entrain dans l’ère des Licences et il
serait intéressant d’approfondir cette tendance et les terminologies d’extension de marque de co-branding, et d’alliance de marque dans le secteur audiovisuel.
La participation de chercheurs d’horizons variés est souhaitée : en sciences de l’information et de la communication, en sociologie, en gestion et marketing, en économie, et en esthétique (puisque le transmedia lie désormais les deux derniers domaines).
Merci d’adresser vos propositions de communications (titre et résumé d’une demi-page max.) et une brève notice biographique à helene.laurichesse@univ-tlse2.fr avant le 15 Décembre 2011.
Langues du colloque : anglais et français
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Call for papers Les Cahiers de l’Afeccav n°4
Cinema after cinema
Film economy and sociology in the light of the current evolutions of the film and television industry
Today the film industry is facing a series of deep technological and economic mutations due to digitalization, media convergence and the emergence of new modes of media consumption.
In 2010, the "3D revolution" led to the worldwide turn to digital in theatres. 35mm is no longer the dominant production format and postproduction is already mainly digital. These technological
transformations are also changing employment and qualification requirements in the image and sound sectors.
Presented as "new", these "new media" are no longer a novelty today for the large number of people who use them on an everyday basis. Internet and digital entertainment represent a growing share
of media consumption. The proliferation of personal digital technologies and the multiplication of content modify the media, their economic structures, their production models and the value
creation process.
Web 2.0 technologies and social media have developed new models, engaging audiences as co-creators and experts.
Media consumption is of an hyper-individualistic nature. Still, film attendance is massively concentrated on the opening week-end . The same "star" effect can be observed in television
programming, in the video game industry and in content distribution on the Internet.
These are telling examples of the shift in value creation processes. Moreover, transmedia strategies are emerging and shattering the accepted definitions of traditional media.
These phenomena have been around for one decades now, which enables us to identify confirmed trends and tendencies and engage in a perspective analysis.
One can thus analyse recent or current evolutions regarding
- film exhibition
- production models and film financing
- film distribution strategies
- film marketing
- television programs and their production/distribution system
- modes of reception and media consumption
- video game industry
- web content and web distribution
- transmedia strategies
- the relationship between the local and the global levels
The analysis will lead to a better understanding of the current challenges and emerging strategies and explore the horizon of possibilities. Historical approaches would put recent development
into perspective. Past experiences can contribute to understanding and theorizing the present. For example, film history can help understand how technological innovations are "digested " or
reformulated.
Finally, casting a new look on economic theory itself is necessary. Is the current conceptual framework still pertinent to analyze the ongoing mutations ? In this respect, how did the economic
theorization evolve ?
Proposals must be submitted by March 1st, 2011 (appr. 1 500 signs + bibliography). We encourage proposals that adopt an economic, sociological and legal approach.
Final paper should be sent to the committee by June 1, 2011 (appr. 25 000 signs). They will be subjected to peer review with a view to be published in the 4th electronic issue of Les Cahiers de l’Afeccav.
Subscription to the Afeccav is mandatory for paper submission (www.afeccav.org).
Proposals should be sent to Joel Augros (joel.augros@univ-paris8.fr) and Kira Kitsopanidou (kira.kitsopanidou@gmail.com)
Appel à Contribution Les Cahiers de l’Afeccav n°4
Le cinéma après le cinéma
Economie et sociologie au miroir des évolutions en cours du cinéma et de l’audiovisuel
Le cinéma et l’audiovisuel connaissent aujourd’hui de profondes mutations technologiques et économiques liées à la dématérialisation des images, à la convergence des médias et à l’apparition de
nouveaux modes de consommation des images.
Sous l’effet de la « révolution 3D », le parc de salles mondial aura basculé en 2010 dans la révolution numérique. Le support de tournage film 35mm voit sa domination s’étioler alors que la
postproduction numérique est déjà largement majoritaire. Ces mutations technologiques ont ainsi un impact sur l’emploi et les qualifications dans les secteurs de l’image et du son.
Présentés comme nouveaux, les « nouveaux médias » ne le sont plus aujourd’hui pour nombre d’utilisateurs. Internet et les loisirs numériques prennent une part de plus en plus importante dans la
consommation des médias. Au quotidien, les technologies numériques personnelles et la profusion des offres modifient les structures économiques et les modèles de production et de valorisation des
médias.
De nouveaux modes d’implication spectatorielle émergent dans le contexte du web 2.0 et des réseaux sociaux faisant verser le spectateur du côté du co-créateur et de l’expert.
La consommation des médias est de type hyper-individualiste et pourtant en matière de projection en salles la concentration de la demande sur le premier week-end est patente. Le même effet « star
» peut être repéré pour les émissions de télévision, les jeux vidéo, ainsi que pour les programmes présents sur internet.
Autant d’exemples de la modification des modes de valorisation. Par ailleurs, des stratégies transmédia émergent et bousculent les modèles établis.
Nous disposons aujourd’hui d’un recul suffisant pour dégager des tendances affirmées et pour effectuer un travail de prospective.
Ainsi, il peut être pertinent de réfléchir aux évolutions récentes ou en cours :
- des salles de cinéma et de leur offre de spectacles,
- des méthodes de production et de leur financement,
- des stratégies de distribution,
- du marketing,
- des programmes télévisuels et du modèle de la télévision,
- des modes de réception et de consommation des images par les spectateurs,
- de l’industrie du jeu vidéo,
- de la création et de la diffusion sur internet,
- du transmédia
- de la relation entre le local et le global
Ce travail doit permettre d’esquisser les contours des stratégies en train de se faire, la compréhension des enjeux en cours et dégager l’horizon des possibles. Une mise en perspective historique apportera des éclairages nécessaires sur ces évolutions récentes. Des débats a priori révolus peuvent contribuer à penser le présent. Par exemple, l'histoire du cinéma peut nous aider à comprendre la manière dont les innovations technologiques sont "digérées", voire reformulées.
Enfin, dans ce cadre, un retour sur la théorie économique elle-même est nécessaire. Avec quels outils penser ces transformations ? Le cadre conceptuel actuel permet-il encore de concevoir les mutations en cours ? A cet égard, quelle évolution peut-on retracer dans la pensée économique ?
Les propositions de contribution doivent parvenir avant le 1er mars 2011 (1500 signes plus bibliographie prévisionnelle) à Kira Kitsopanidou et à Joel Augros,
kira.kitsopanidou@gmail.com; joel.augros@univ-paris8.fr
Seront privilégiées les propositions de contribution se plaçant dans une perspective d’utilisation des sciences économiques, de la sociologie et du droit.
Les textes doivent parvenir avant le 1er juin 2011. 25 000 signes environ. Ils seront soumis à une double lecture en aveugle pour publication dans le numéro 4 de la revue en ligne, Les Cahiers de
l’Afeccav.
L’adhésion à l’Association est obligatoire pour soumettre une proposition de contribution.